Pyramide

24 mai 2017

[Dernière mise à jour juillet 2017]

L’homme sort apparemment de nulle part, descend quelques marches, tourne à sa droite et longe un mur. Il porte un costume. L’attitude est rigide, manifestement pas celle de quelqu’un à l’aise. Le faciès qu’il se compose ne semble ni naturel ni empreint de contenance. Il se demande. Mais il marche. Il aurait pu prendre un gyropode pour coller à l’image moderne dont il se targue. Il l’aurait enfourché en bas des escaliers et hop… Mais non, il marche en jetant des coups d’œil inquiets ici ou là. A-t-il besoin d’être guidé, rassuré ? Que cherche-t-il à voir ? Ah, oui, les caméras… Il cherche leur œil rouge pour savoir laquelle tient le direct, il est là pour se montrer.

Il tourne à sa gauche, on ne l’y reprendra plus d’aussitôt, mais pour raser un autre mur. De façon logique, rationnelle, pragmatique et même naturelle, il aurait dû emprunter l’hypoténuse du triangle, chemin le plus court pour aller du point Départ au point Arrivée. Il a préféré suivre les murs. Un non-sens déjà. Un aveu surtout.

Une marche. La référence à Mitterrand se révèle assez grossière. Sauf que se rendre au Panthéon avec une rose avait une signification. Alors que là… Partir de nulle part pour aller grimper sur une tribune 50 mètres plus loin juste parce qu’on a installé des gradins en face… Encore un non-sens. Une marche pour rien et sans prestance. N’en dispose pas qui veut. Au lieu de la 9° symphonie déjà jouée en 1981, le titre Walk like an egyptian aurait mieux illustré cette ballade le long des murs, à défaut de la Marseillaise qui devrait logiquement primer ici. Nouvel indice.

Copier, imiter, plagier, rater. Serait-ce une indication pour la suite ?

On lui a refusé le champ de Mars. De Mars voulait-il. De la guerre. Symbole de celle qu’il allait mener contre ceux n’appartenant pas au clan de ses commanditaires.

Cela avait donc mal commencé. Mais rebelote dix jours plus tard pour sa prise de fonction. Le même type s’est fait une remontée des champs en estafette militaire. Que nous joue-t-il cette fois ? La libération de Paris ? De Gaulle ? L’équipe de France de football en 1998 ? A-t-il des références de victoires militaires ? Sportives ? Devant qui vient-il parader ? Au nom de quoi ? Ceci sent surtout l’appel du pied à l’armée. Prêt à assurer mes arrières les gars ? On ne sait jamais, ça pourrait chauffer.

Ça aurait pu marcher. Cependant ça n’a pas tenu. Le premier de cordée de l’armée tôt renouvelé et aussitôt éconduit, cette dernière sait désormais à quoi s’en tenir. Ces gens-là font face à des armes réelles, mettent leur vie en jeu, on ne la leur fait pas deux fois : le crédit dont vous disposiez auprès de l’Armée est épuisé, Monsieur le Président.

Piètre commencement, mais déjà très révélateur.

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