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21 décembre 2018

Et où se prélassent les crétins lorsqu’ils ont fait fortune, le plus souvent grâce aux deniers ou carnets d’adresses publics, pendant que tant d’autres protestent pour leur survie dans les rues ? Dans des Hôtels Particuliers avec des laquais en livrée.

Cela en dit long sur leur mentalité névrotique et arrière-gardiste. Ils vivent donc en pleine époque féodale. Ils se croient les nobliaux, voire les aristocrates modernes, alors qu’ils ne mettent par-là la pleine lumière que sur leur statut de parvenus, d’arrivistes, ce à quoi s’ajoute un manque d’esprit pratique patent : en effet, quoi plus m’as-tu vu, énergivore, et de moins fonctionnel et convivial pour vivre aujourd’hui qu’un hôtel particulier ? Que l’on ressorte un jour la guillotine ne pourra logiquement que les mettre en joie. Et preuve est faite que ce sont eux, trop riches, qui consomment et polluent le plus, tout en exerçant un effet d’imitation délétère. Tout compte fait, leur place serait plutôt en Hôpital Psychiatrique.

Or, les ressources se raréfiant, ou leur utilisation devant diminuer par nécessité, un système de quotas devra être mis en place dans un avenir proche. Deux solutions raisonnables sont à envisager. Soit les mêmes quantités seront attribuées à chacun et qui ne seront pas revendables, sauf à l’État, soit les quantités supplémentaires pourront être acquises selon un calcul de prix proportionnel au salaire et/ou à la fortune, et croissant de ces variables.

Dans le premier cas, vous disposerez par exemple du même nombre de kW/h ou litres d’eau par jour et par personne. Que vous viviez dans 50, 150, 1500 ou 10,000 m². Que vous louiez votre logement ou que vous possédiez plusieurs résidences. Et vous n’en aurez pas plus. Adieu piscines ou jacuzzis. Les hôtels particuliers deviendront alors beaucoup plus frugaux.

Dans le second, vous pourriez acheter dans une certaine mesure des ressources supplémentaires mais si quelqu’un gagne/possède 10, l’unité lui coûtera par exemple 1, alors que celui qui gagne/possède 100, la même reviendrait à 40 ou plus. Cela dégagerait pour le bien public des moyens supplémentaires. On peut aussi imaginer de commencer par la seconde méthode avant de revenir à la première.

Pour les contraventions ou autres amendes, il faudra peaufiner une méthode de calcul inspirée de la seconde proposition de tarification pour rendre leur montant équitable. La sanction se doit en effet d’être aussi douloureuse pour quelqu’un qui n’a pas le sou que pour qui gagnerait annuellement cinquante, cent mille ou posséderait dix millions d’euros.

Bientôt, les possesseurs de résidences secondaires devront choisir définitivement leur lieu d’habitation. Les résidences non sélectionnées rentreront dans le domaine public. Nul n’aura l’occasion de les revendre. Elles seront attribuées à des habitants locaux. Les logements vacants resteront disponibles aux locations saisonnières, gérées par un organisme public ou une délégation à but non lucratif.

Et pour éviter toute spéculation, les sols deviendront un bien commun, les résidents ne seront plus propriétaires que des murs. Ceux exploitants le sol, pour l’agriculture par exemple, en bénéficieront de l’usufruit par un droit d’usage.

Il faudra arrêter la plupart des voyages en avions, interdire les gros véhicules individuels inutilement lourds et donc surconsommateurs d’énergie, la circulation en voitures interne aux métropoles bien équipées en transports en commun, et cetera. Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Marseille, Strasbourg, à coup sûr, zéro voiture en circulation intérieure hors artisans, mais d’autres villes encore.

Là, nous entendons déjà vociférer à l’écologie punitive, à la privation de la liberté du choix du mode de déplacement… mais la question n’est pas que cela soit ressenti comme punitif, elle est de faire ce qui doit être fait là où cela peut et doit l’être. Et en l’occurrence, ce ne sont pas les habitants des campagnes ou des banlieues mal desservies qui peuvent se passer de leur voiture, alors que les habitants des métropoles privilégiées en transports en commun, si.

Pour de multiples raisons, les fortunés polluent plus que leurs compatriotes démunis. Les pays riches plus que les pays pauvres. Chacun ne sera donc pas traité à la même enseigne.

Et bien entendu, si nous parlons ici des particuliers, le plus gros de l’effort à faire concernera les entreprises qu’elles soient industrielles ou pas. L’équité est une question de proportionnalité.

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